CFP: Race and Performance in the US-Canada Borderlands

Posted by | August 17, 2017 | Uncategorized


Call for Papers:
Theatre Research in Canada/Recherches théâtrales au Canada 40.2:
Special Issue on Race and Performance in the US-Canada Borderlands

Powerful transnational movements like Black Lives Matter, Idle No More, and a rising tide of xenophobic “whitelash” impacting the institutional politics and daily lives of people across North America, Europe, Latin America, and the UK have urgently refocused issues of race and racism across a number of fields—including that of theatre and performance. With a few key exceptions (Young and Rivera-Servera’s Performance in the Borderlands, Palgrave 2011; Stephen Johnson’s research into cross-border blackface minstrel circuits in nineteenth-century Ontario; and the recently-established Canadian Consortium on Performance and Politics in the Americas, to name a few), critical scholarship on race and performance in Canada and the US remain often, and almost by default, framed within the “national” – and for reasons that make sense. Due in part to distinctive histories of settlement, immigration, and racial struggle, discourses of race have manifested differently in the United States and Canada. Yet despite these unique histories, parallels and saliencies appear in the racial landscape when one looks below the surface: both political-economic entities are settler colonial societies premised upon Indigenous genocide, European imperialism, and indentured, enslaved, and immigrant labor. Further, post-1965, both Canada and the United States liberalized their immigration policies in ways that significantly changed the makeup of their formerly predominantly white-ethnic settler population. While only Canada has adopted “multiculturalism” as an official, de jure national policy in 1982, both countries have grappled with the ongoing challenges of transforming institutional spaces along lines of racial diversity and inclusion. Do these patterns make for possibilities of exchange and cross-pollination in theories and practices of racial representation, performance, activism, outreach, and pedagogy? How can artists, audiences, and citizens intervene in shaping interpretations of ‘race’ and the material consequences that this social construction affords, across national lines?

In keeping with TRIC/RTAC’s mandate in “broadening the parameters of theatre scholarship in Canada,” our goal is to bring together critical and creative works on theatre and performance that offer new paradigms for thinking about race across the US-Canada border from a decidedly Canadian vantage point. We seek to understand how theories and histories of race and racism have coalesced and diverged in both countries, while patently rejecting Canada’s self-constructed mythos as a liberal multicultural haven, free from a history of both racialized oppression and struggle. While contemporary antiracist movements like Black Lives Matter have made their way north of the border, how do these movements take shape in the Canadian context? Moreover, how have Canadian critical Indigenous studies and the publicity wrought by movements like Idle No More and the Truth and Reconciliation Commission on Canada’s residential schools advanced theories of institutionalized anti-Indigenous racism that travel across the US-Canada border? And how are Canadian artists engaging with understandings and representations of race that some may allege to be “US imports” and others find resonant with local understandings of racism?

We welcome both scholarly essays and excerpts of creative work (i.e. performance documentation; scripts; experimental, hybrid, and performative genres.) Possible topics might include, but are not limited to:

  • Performances exploring discourses of race transnationally and/or comparatively in the United States and Canada
  • Performing networks of Indigeneity, diaspora, and/or cosmopolitanism, which cut across and subvert national lines
  • Pedagogical approaches to teaching histories and theories of race and performance that span both Canada and the US
  • Dramaturgical approaches to staging racially marked corporeal difference for local, regional, and trans/national Canadian and/or US-American audiences
  • The impact of transnational social movements on the practice and study of articulating race and racial difference in performance
  • Structural changes with regard to racial difference and inequality in performing arts institutions in the United States and Canada
  • Performances that situate and/or problematize Indigeneity relative to race
  • Performances that situate and/or problematize discourses of ethnic difference/cultural difference relative to race

Submissions of 300-word abstracts should be sent by November 1, 2017, by email to:
bodiesindifference@gmail.com, copied to the TRiC editorial office at tric.rtac@utoronto.ca.

TRIC/RTAC is a bilingual journal, and we welcome submissions in both English and French. For detailed submission guidelines see: http://tricrtac.ca/en/for-authors/.
The issue is scheduled to appear in November 2019.

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Appel à contributions
Recherches théâtrales au Canada 40.2 : Numéro thématique sur la race et la performance dans les zones frontalières du Canada et des États-Unis

De puissants mouvements transnationaux comme Black Lives Matter, Idle No More, sans parler du courant d’extrémisme blanc qui connaît une montée récente et transforme les politiques de nos institutions et le quotidien des gens un peu partout en Amérique du Nord, en Europe et en Amérique latine, nous incitent à repenser en toute urgence des questions liées à la race et au racisme dans divers domaines, dont ceux du théâtre et de la performance. Hormis quelques exceptions importantes (le livre Performance in the Borderlands de Young et Rivera-Servera, paru chez Palgrave en 2011, la recherche de Stephen Johnson sur les réseaux transfrontaliers de ménéstrels blackface en Ontario au XIXe siècle et le nouveau consortium canadien sur la performance et les politiques dans les Amériques, pour ne citer que ces exemples), les recherches critiques sur la race et la performance au Canada et aux États-Unis empruntent souvent, presque par défaut, un cadre « national ». S’il en est ainsi, c’est pour des raisons tout à fait logiques. Les deux pays sont chacun dotés d’une histoire qui lui est propre en ce qui a trait à la colonisation, à l’immigration et à la lutte contre la discrimination raciale, de sorte que les discours sur la race ne s’y sont pas manifestés de la même façon. Et pourtant, malgré ces divergences, le paysage racial des deux pays est marqué, sous la surface, par des parallèles et des points saillants semblables : d’abord, les deux entités politico-économiques sont des sociétés coloniales dont l’existence repose sur un génocide des peuples autochtones, sur l’impérialisme européen et sur le travail en servitude d’immigrants. Ensuite, la libéralisation des politiques en matière d’immigration après 1965 au Canada et aux États-Unis a mené à des changements importants au niveau de leur composition démographique qui était, jusque-là, formée en grande partie de colons blancs. De surcroît, s’il est vrai que seul le Canada a adopté de façon officielle une politique nationale du « multiculturalisme » en 1982, les deux pays ont dû composer avec la nécessité de transformer les espaces institutionnels de sorte à promouvoir la diversité et l’inclusion raciale. S’agissant de penser la représentation, la performance, l’activisme, le rayonnement et la pédagogie en lien à la race, ces tendances ouvrent-elles la voie à des échanges et à une pollinisation croisée des théories et des pratiques? Comment les artistes, le public et les citoyens peuvent-ils aider à façonner des interprétations de la « race » et les conséquences matérielles de cette construction sociale au-delà des frontières nationales?

Dans l’esprit du mandat que s’est donné notre revue d’« élargir les paramètres des études sur le théâtre au Canada », l’objectif de ce numéro et de rassembler des travaux critiques et créatifs sur le théâtre et la performance qui mettent de l’avant de nouveaux modèles pour penser la race des deux côtés de la frontière canado-américaine, et cela, d’un point de vue résolument canadien. Nous cherchons à comprendre comment les théories et les histoires de la race et du racisme ont pu s’unir et diverger des deux côtés de la frontière, tout en rejetant absolument le mythe du Canada du paradis libéral et multiculturel dépourvu d’une histoire d’oppression et de luttes raciales. Avec l’arrivée, au nord de la frontière américaine, de mouvements antiracistes contemporains comme Black Lives Matter, comment ces mouvements se manifestent-ils dans un contexte canadien? Comment les études autochtones au Canada et la publicité entraînée par des mouvements comme Idle No More et la Commission de vérité et de réconciliation sur les pensionnats autochtones ont-elles permis d’avancer des théories sur le racisme institutionnalisé à l’endroit des Autochtones qui traversent la frontière canado-américaine? Comment les artistes canadiens entrent-ils en relation avec des conceptions et des représentations de la race qui, aux dires de certains, sont importées des États-Unis, ou selon d’autres, reflètent les conceptions du racisme à l’échelle locale?

Dans ce numéro, RTaC est à la recherche d’articles savants et d’extraits d’œuvres créatives (documentations de performance, scénarios, textes expérimentaux, hybrides ou performatifs, etc.) qui abordent des sujets comme ceux-ci (la liste n’est pas exhaustive) :

  • Les spectacles qui explorent les discours sur la race aux États-Unis et au Canada de façon transnationale ou de manière comparative;
  • Les réseaux de performance qui s’intéressent à l’indigénéité, à la diaspora ou au cosmopolitisme et qui traversent les frontières nationales ou les remettent en question;
  • Les approches pédagogiques à l’enseignement des histoires et des théories sur la race et la performance au Canada et aux États-Unis;
  • Les approches dramaturgiques à la mise en scène de différences corporelles axées sur la race à l’intention d’un public local, régional ou trans/national, au Canada ou aux États-Unis;
  • Les effets des mouvements sociaux transnationaux sur l’expression de la race et des différences raciales sur scène;
  • L’évolution structurelle des institutions vouées aux arts de la scène aux États-Unis et au Canada eu égard à la diversité et à l’inclusion raciale;
  • Les performances qui situent ou qui problématisent l’indigénéité par rapport à la race;
  • Les performances qui situent ou qui problématisent les discours sur la différence ethnique ou culturelle en lien avec la race.

Nous invitons les personnes intéressées à soumettre un résumé d’article de 300 mots d’ici le 1er novembre 2017 à bodiesindifference@gmail.com, avec en copie conforme l’équipe éditorial de la revue au tric.rtac@utoronto.ca. Comme RTaC est une revue bilingue, vous êtes libres de proposer une contribution en français ou en anglais. Pour lire notre guide de présentation d’un article, allez au http://tricrtac.ca/fr/for-authors.

La parution du numéro est prévue pour novembre 2019.

 Posted by Dospel & GanjaParker